Abandon de poste et chômage : que dit la loi en 2025 ?

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Abandonner son poste peut avoir de lourdes conséquences. En 2025, la loi a changé : êtes-vous toujours éligible au chômage ? On fait le point.

Abandon de poste et chômage : que dit la loi en 2025 ?


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📌 Sommaire :


  • Qu’est-ce que l’abandon de poste en 2025 ?
  • L’abandon de poste donne-t-il toujours accès aux allocations chômage ?
  • Quelles alternatives à l’abandon de poste pour quitter son emploi ?

Qu’est-ce que l’abandon de poste en 2025 ?


En 2025, l’abandon de poste est un sujet central dans le droit du travail. Il désigne le fait pour un salarié de cesser de venir travailler, sans autorisation et sans justification. Cette absence prolongée sans motif valable entraîne une réaction de l’employeur. Le salarié peut alors faire l’objet d’une procédure disciplinaire, voire d’un licenciement pour faute grave.


Ce comportement n’est pas une démission formelle. Toutefois, la réforme récente a modifié son impact. Avant 2023, l’abandon de poste permettait souvent de bénéficier du chômage après un licenciement. Désormais, ce n’est plus systématique. Le gouvernement souhaite encadrer plus strictement ces situations.


Prenons un exemple : si un salarié quitte son poste pendant deux semaines sans prévenir, son employeur peut engager une procédure de mise en demeure. Si l’absence perdure, l’entreprise peut conclure à une présomption de démission. Cette évolution vise à éviter les abus, notamment ceux liés à la recherche volontaire d’allocations chômage.


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L’abandon de poste donne-t-il toujours accès aux allocations chômage ?


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La réponse n’est plus aussi simple qu’avant. En 2025, l’abandon de poste est présumé être une démission. C’est ce que prévoit le Code du travail, modifié en 2023. Cela signifie que, sauf cas exceptionnel, le salarié ne pourra pas bénéficier de l’allocation chômage.


Il existe toutefois des exceptions. Si le salarié démontre qu’il n’a pas volontairement quitté son poste, Pôle Emploi peut réévaluer la situation. Par exemple, une situation de harcèlement moral non traitée peut justifier l’absence. Il est alors essentiel de fournir des preuves solides.


Autre cas : si l’employeur ne respecte pas les délais de mise en demeure ou ne notifie pas la démission dans les règles, le salarié peut contester la décision. Cela passe généralement par les prud’hommes. La charge de la preuve repose alors sur les deux parties.


👉 Pour approfondir ce sujet, vous pouvez lire notre publication sur les règles entre employeurs et employés.


Quelles alternatives à l’abandon de poste pour quitter son emploi ?


Face à cette législation plus stricte, il est essentiel de connaître les alternatives. La rupture conventionnelle reste l’option la plus sécurisante. Elle permet au salarié et à l’employeur de se séparer à l’amiable, avec droit au chômage.


Le préavis de démission classique est également conseillé. Il garantit une sortie propre, avec respect des règles contractuelles. En cas de difficulté personnelle ou professionnelle, il est aussi possible de demander une mutation, un congé sans solde ou une formation.


Un autre choix peut être de faire appel à un médiateur ou aux représentants du personnel. Ces interlocuteurs peuvent aider à trouver des solutions sans en arriver à une rupture brutale. Enfin, il est possible d’alerter l’Inspection du travail si des manquements graves sont constatés dans l’entreprise.


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